Comprendre le fonctionnement de nos émotions

Notre corps est programmé depuis toujours pour agir en fonction de son environnement. Comme tout animal, nous avons un instinct de survie qui se déclenche dans certaines situations à risques. Lorsque notre cerveau détecte un potentiel danger, il sécrète de l’adrénaline permettant à notre corps d’être près à courir, se battre pour survivre. Lorsque ce phénomène se produit, notre cerveau est mis au second plan au profit de nos muscles et nos réflexes.

Des réflexes ancestraux

A l’époque de l’homme des cavernes, le danger était principalement représenté par des animaux sauvages ou autres éléments perturbateurs susceptibles de mettre notre vie en péril. Les réflexes de notre corps étaient donc justifiés.
Mais dans notre époque moderne, notre notion du danger n’est plus du tout la même : peur d’arriver en retard, de rater son train, stress généré par une convocation par son responsable ou par une réunion avec des directeurs, une vie de famille à gérer en plus de son activité professionnelle, les factures à payer, un examen important… tous ces facteurs génèrent un stress omniprésent qui fait partie intégrante de notre quotidien.
Lors de forts pics de stress, notre corps réagit de la même manière que lors d’un danger de mort (si par exemple un tigre se présentait devant vous). Montée d’adrénaline, flux sanguin orienté vers les muscles, pouls accéléré, activité cérébrales réduite au minimum, système de digestion arrêté, tensions dans le corps… sont la réponse de notre corps face au danger. Cette réponse est activée par notre système sympatique. Cela provoque les désagréments que nous devons supporter sans rien pouvoir faire : rougeurs sur les joues (ou tout le visage), difficultés à s’exprimer (balbutiement), à se concentrer (pertes de mémoire), palpitations, tremblements, transpiration…

Ces désagréments génèrent au fil du temps des problèmes de confiance en soi, de stress récurrent, de la négativité, la peur d’échouer, de ne pas être à la hauteur… Mais aussi de l’énervement contre soi-même car nous n’arrivons pas à maitriser ces aspects non souhaités.

Comment lutter contre ce phénomène ?

Ce phénomène là est génétiquement programmé (mécanisme d’adaptation), nous ne pouvons pas empêcher notre corps de réagir ainsi lorsqu’il se sent menacé. En revanche, nous disposons également d’un système de frein appelé système parasympatique qui permet à notre corps de se relaxer. La méditation, le fait de fumer une cigarette pour certain, de manger du chocolat pour d’autres sont des exemples. Certains outils thérapeutiques comme l’EFT le permet également.
Pour lutter contre ces effets, nous pouvons agir sur l’émotion et plus concrètement sur deux aspects:

  • sur nos mémoires qui considèrent certaines situations comme un danger (de part notre vécu, nos traumatismes, échecs…) => travail en profondeur.
  • sur le fait d’apporter un contre signal à notre corps pour qu’il comprenne qu’il est en sécurité lorsqu’une situation de stress se présente => travail ponctuel.

Notre corps a une mémoire

Notre corps a une mémoire qui se constitue grâce à différents éléments comme notre éducation, les valeurs inculquées, notre vécu et nos expériences.
Les médecines parallèles (dites non conventionnelles) mettent l’accent sur le fait que le vécu et les mémoires d’une personne génèrent des pathologies. Notre évaluation face à une situation suit la même logique, elle se base sur notre vécu et sur l’impression (positive ou négative) que nous avons de nos situations similaires passées.
Par exemple, un jeune garçon va pour la première fois à la mer avec ses parents. Il sait déjà nager mais lorsqu’il commence à s’enfoncer dans l’eau, il panique, s’agite et boit la tasse à plusieurs reprises, la tête immergée sous les vagues. Son père vient l’aider et le ramène sur la plage. Le garçon tousse, crache l’eau avalée dans la précipitation, le cœur encore battant.
Si rien n’est fait pour apaiser la situation, le garçon gardera en mémoire cette situation de stress et l’associera à la mer, générant ainsi une panique rien qu’à l’idée d’y retourner.
Le cas se présente dans de nombreuses situations générant ainsi des complexes (moqueries répétées), un manque de confiance en soi, une peur de parler en public ou de faire face à certaines situations.

Les bienfaits de l’EFT

L’EFT est un outil thérapeutique adapté pour justement supprimer la réaction du corps face à une situation jugée négative ou dangereuse (en envoyant un contre signal). Ainsi, on annule l’aspect négatif rattaché à cette situation. Si par exemple, vous avez subi des moqueries étant petit à chaque fois que vous preniez la parole, cela peut générer, une fois adulte, une angoisse à l’idée d’animer une réunion ou faire un discours. Si vous vous tenez debout, face à un auditoire, vous allez ressentir un stress intense vous faisant perdre vos moyens.
L’EFT permet dans ce cas précis de supprimer cette émotion qui se présente lorsque vous êtes dans la situation redoutée. Ainsi, le corps n’a plus l’impression d’être en danger et ne déclenche donc plus la réaction liée.

Pour être plus concret, nous pouvons agir en EFT de deux manières :

  • travailler sur des évènements passés pour supprimer l’émotion négative correspondante. C’est un travail en profondeur en vue d’améliorer son quotidien, modifier ses réactions face à des évènements.
  • utiliser l’EFT lorsqu’un stress se présente pour apaiser les émotions liées, reprendre le contrôle. C’est une technique à utilisée de manière ponctuelle pour réduire le stress à un instant T. Les effets par contre ne seront pas permanents.

Je vous invite à lire la page coaching pour en savoir plus sur l’EFT.